Pourquoi nous sommes nous mariés en France ?
C'était notre choix à tous les deux.
Il nous semblait préférable que Sara ait une petite vision de la France, pays ou elle souhaitait
vivre, avant de dire le "Oui" du mariage.
D'autre part, nous craignions des difficultés pour obtenir le rapprochement familial si le
mariage était célébré au Cameroun. Les délais
étant déja très longs ( souvent six mois)
Nous aurions fait le mariage au Cameroun, si le visa de Sara avait été refusé une seconde fois.
ATTENTION : Ceci était réalisable en 2001-2002-2003. Depuis, la législation a
fortement bougée
et pas du tout en faveur de l'immigration. Il est,
maintenant, quasiment impossible de se marier en France !!!
Le visa n'est n'est pour ainsi dire jamais accordé si la demande
est faite dans un projet de mariage. Le mariage doit donc se faire à
l'étranger.
Il faut également faire très attention au respect de la législation française pour pouvoir faire la
transcription par la suite.
(Cliquez ici pour des informations sur le mariage à l'étranger)
Quelles sont les conditions à remplir pour se marier ?
Les conditions sont les mêmes pour les étrangers et les Français
- Il n'est pas nécessaire que l'étranger soit en situation régulière
(exemple : visa ou de titre de séjour manquant ou périmés).
- Les époux doivent être de sexe opposé (homme et femme).
- Le futur époux doit avoir au moins 18 ans et la
future épouse doit être âgée de 15 ans au moins
(le mariage doit être consenti par les parents si elle a moins de 18 ans).
Au-dessous de ces âges, le mariage peut être autorisé, après
avoir obtenu une dispense du procureur de la République (en cas de grossesse).
- La polygamie est interdite en France.
- Vous ne pouvez pas vous marier si vous êtes encore dans les liens d'un
précédent mariage (en France ou à l'étranger)
- Une femme divorcée ou une veuve doit attendre 300 jours pour se remarier,
sauf si elle présente un certificat médical attestant qu'elle n'est pas enceinte.
- Le mariage est interdit entre parents et enfants, frères et sœurs, oncles
et nièces ou tantes et neveux.
- Le consentement des époux est une condition essentielle de la validité du mariage.
- Les mariages "blancs" sont nuls car l'intention des époux de vivre ensemble n'est pas réelle.
- Le consentement au mariage ne doit pas non plus avoir été donné sous
l'empire de la violence ou par erreur.
- Le mariage religieux n'est pas obligatoire.
- Toutes les formalités sont gratuites (sauf le notaire).
- S'adresser à la mairie du domicile ou de la résidence
(continue d'un mois à la date de la publication) de l'un des époux.
-
Un des futurs conjoints, doit se présenter à la mairie choisie pour le mariage,
deux mois, minimum, avant la date prévue du mariage. Une brochure d'explications
sur les documents à fournir est remise par la mairie.
- Cette mairie transmet le dossier à la mairie de l'autre époux (s'il ne réside pas dans la même commune).
- La date de mariage doit être communiquée au maire, au moins 2 mois avant
la cérémonie.
- Déposer le dossier complet à la mairie au plus tard 20 jours
(ou 30 jours si l'un des conjoints est étranger) avant la date prévue
du mariage.
- Les deux époux doivent se rendre à la Mairie
afin de fournir tous les renseignements nécessaires à la constitution
finale du dossier de mariage.
- Si les époux font un contrat de mariage (devant le notaire),
ils devront le préciser à l'Officier de l'état Civil.
- Ils doivent également préciser s'ils ont eu des enfants ensemble.
Dans ce cas, ils devront fournir les actes de naissances avec les mentions de reconnaissance des 2 parents.
Les papiers sont les mêmes que pour
les Français, mais certains documents peuvent être demandés en plus
ou être acceptés sous d'autres conditions tels que :.
- L'acte de naissance.
Contrairement à la France ou un "extrait" du registre des
naissances peut être demandé à la mairie, quand on le veut. Au
Cameroun, par exemple, c'est un original de " l'acte de naissance " qui
est donné (une fois pour toutes) par mairie du lieu de naissance.
Les actes délivrés par une autorité étrangère
doivent être acceptés, quelle que soit leur date de délivrance.
Ils doivent être traduits et légalisés.
La légalisation est une mesure administrative qui a pour but
d'authentifier la signature de l'acte, par l'apposition d'un contreseing officiel.
Certains pays sont dispensés de cette légalisation : Algérie,
Allemagne, Autriche, Belgique, Bénin, Brésil, Bulgarie,
Burkina-Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d'Ivoire, Danemark,
Djibouti, égypte, Espagne, Gabon, Hongrie, Italie, Kiribati, Luxembourg,
Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Monaco, Niger, Pays-Bas, Portugal, Roumanie,
Royaume-Uni, Saint-Marin, Sénégal, Suisse, Tchad, Tchécoslovaquie,
Togo, Tunisie, Turquie.
Si les documents
exigés par la loi française ne suffisent pas au maire pour vérifier que les
conditions sont remplies (notamment pour s'assurer que vous n'êtes pas déjà marié).
Il peut demander la production de documents complémentaires tels que :
- Une attestation de célibat ou de non-remariage pour les étrangers.
- Un certificat de coutume. Il s'agit d'un extrait de la réglementation du pays
d'origine sur l'état civil. Ce document peut être délivré,
soit par les autorités de l'état d'origine de l'étranger (consulat,
ministère...), soit par un juriste français (professeur de droit, avocat).
Il suffit souvent de s'adresser au service de l'état civil du consulat en France du pays d'origine.
Sara a obtenu ces pièces (certificat de coutume, certificat de célibat ainsi qu'une
copie de l'acte de naissance) auprès du
consulat du Cameroun de Paris.
- En cas de refus ou d'impossibilité de fournir un certificat de coutume, le maire
doit célébrer le mariage, si les conditions sont remplies.
En cas de difficulté, il doit saisir le procureur de la République qui peut
mener une enquête et éventuellement s'opposer au mariage
- Le futur conjoint étranger peut se prévaloir d'une loi personnelle plus favorable
que la loi française. Dans ce cas, le maire doit exiger un certificat de coutume pour
connaître la loi étrangère ou un certificat de capacité matrimoniale.
- Si la loi étrangère va à l'encontre de l'ordre public français
(loi autorisant le mariage entre alliés, la polygamie...), le maire doit refuser de
célébrer le mariage. En cas de difficulté, il doit saisir le procureur
de la République
C'est obligatoire.
Le maire fait publier les bans (affichage officiel annonçant un mariage).
- Sauf dans certains cas, avant la publication des bans, le maire est en droit de demander à
rencontrer les futurs époux (ensembles ou séparément).
- Les bans sont affichés pendant 10 jours sur panneau d'affichage de la Mairie, 15 jours
au moins, avant la date du mariage dans la commune où il sera célébré.
- Cette mairie transmet le dossier à la mairie de l'autre époux
(s'il ne réside pas dans la même commune) pour affichage de la publication des bans.
- Dans le cas d'un conjoint domicilié à l'étranger,
la mairie transmet le dossier au consulat étranger basé en France.
Le consulat devra faire publier les bans à la mairie étrangère.
A l'issue de cette publication (1 mois au Cameroun), le futur époux
étranger pourra aussi retirer auprès de sa mairie un (ou plusieurs)
certificat(s) de non-opposition, notamment pour demander son visa.
D'autre part, la mairie étrangère retournera un autre "certificat
de publication des bans et de non-opposition" à son consulat
France. Ce document sera visé par le consul pour établir la capacité
matrimoniale. Ce certificat ne peut être retiré que par le futur
conjoint étranger (donc quand il sera en France).
- Dans le cas ou les deux époux résident dans la même commune ou au même domicile (depuis plus d'un mois),
une seule publication des bans sera affichée à la mairie de ce domicile.
C'est notre cas, Sara étant arrivée en France, avec un visa de trois mois,
un mois et demi avant le mariage, la mairie s'est contentée de cette seule publication.
(A noter que le consulat de France au Cameroun, demandait pour l'obtention du visa, un certificat de
publication des bans et de non-opposition tant pour la France que pour le Cameroun...).
- Vous pouvez vous marier dès le onzième jour suivant les affichages.
- Un "certificat de publication des bans et de non-opposition", peut être obtenu, dans les mairies
respectives, au terme de ces onze jours d'affichage (1 mois au Cameron).
- La publication restera valable un an.
|
|
|
Le mariage est obligatoirement
célébré en présence de deux témoins au moins et
de quatre au plus, majeurs ou émancipés, choisis par les futurs époux.
Le jour du mariage, un livret de famille est remis aux époux.
Les jours qui suivent
immédiatement votre mariage, profitez de ce que votre visa soit encore valide, pour demander une
carte de séjour
temporaire d'un an, mention "vie privée et familiale". Le conjoint étranger peut en
bénéficier, de plein droit, dès le mariage.
Au regard de l'acquisition de la nationalité française :
- Si le conjoint étranger est en situation régulière,
il peut obtenir la nationalité française au bout de 4 ans de vie commune, à
condition qu'à la date de cette déclaration la communauté de vie tant
affective que matérielle n'ait pas cessée entre les époux depuis le
mariage.
Au regard des mesures d'éloignement du territoire :
- Le conjoint étranger peut faire l'objet d'un arrêté de reconduite
à la frontière, s'il est en situation irrégulière, son mariage
avec un(e) Français(e) ne le protège pas (à moins qu'il ne fasse partie
des personnes protégées contre la reconduite à la frontière).
- S'il constitue une menace à l'ordre public, il peut être expulsé (sauf
cas protégés) et/ou interdit du territoire (sauf s'il est mineur ou s'il
est protégé contre l'expulsion)
- Il peut également être interdit du territoire (vérifiez les cas
protégés et les garanties)
Au bout d'un an de vie commune :
- Le conjoint étranger est protégé contre l'expulsion et la
reconduite à la frontière (sauf condamnation à une peine de prison
ferme d'au moins cinq ans, nécessité impérieuse ou urgence absolue).
- Par contre, il n'est pas protégé contre une interdiction du territoire.
- Toutefois, il bénéficie d'une garantie en cas d'interdiction judiciaire du
territoire, il ne peut faire l'objet d'une telle mesure que par décision spécialement
motivée.
Au bout de trois ans de vie commune,
le conjoint étranger peut demander une carte de résident (valable 10 ans).
En cas de mariage à l'étranger,
pour qu'il soit reconnu en France, certaines conditions doivent être remplies :
- Le mariage est généralement célébré à la mairie (ou
équivalent) du domicile du conjoint étranger (exemple au Cameroun).
Dans certain cas, peut aussi être célébré, au consulat de France, par le Consul.
(Si le conjoint français réside depuis plus d'un mois dans ce pays,
si localement, le mariage n'offre pas les garanties exigées par la
loi Française).
- La cérémonie doit avoir été célébrée suivant
les formes admises en France.
Notamment, les époux doivent répondre aux même conditions légales qu'en France (age, non-polygamie,...).
- La cérémonie doit avoir été précédée
par la publication des bans, en France comme dans le pays étranger,
dans les délais prévus avant
le mariage (méfiez-vous du délai de 1 mois de publication des bans au Cameroun).
La publication des bans en France est faite par le consulat de France, qui avertit les
autorités compétentes en France.
- Une fois que le mariage entre un ressortissant
français et un(e) étranger(e) a été célébré et
enregistré par l'officier de l'état civil local, il doit faire l'objet d'une
transcription sur les registres de l'état civil du consulat de France.
Celui-ci transmet alors une copie de ces informations au service central
d'état civil du ministère des affaires étrangères
Attention - le service de l'état civil français peut refuser la transcription
s'il a des doutes sur la légalité de votre mariage. Il doit alors saisir le procureur
de la République. Celui ci peut mener une enquête et demander l'annulation
du mariage s'il constate une fraude à la loi ou un défaut de consentement.
Dans le cas contraire, le procureur autorise la transcription de l'acte et vous obtiendrez un
extrait de votre acte de mariage.
ATTENTION - Il faut souvent que la transcription du mariage soit effective pour que le conjoint
étranger puisse obtenir le visa afin de rejoindre son époux (ou épouse) en France.
Les délais sont variables. Ils peuvent être très rapides, particulièrement
à Yaoundé, si le mariage a été réalisé en conformité
avec les règles du mariage français. Sinon l'épouse risque d'attendre plusieurs mois
avant de rejoindre son époux...
Si en France
la dot était encore d'usage il y a quelques générations, c'était alors
la famille de la future épouse qui dotait le couple....
Au Cameroun comme dans beaucoup de pays d'Afrique, la réalité est toute
autre. C'est le futur marié qui "dote" la famille de sa future
épouse. Un européen aurait tendance à comprendre que à partir
de ça, la femme devient "propriété" de son mari ... et
trouve ce procédé un peu dégradant pour sa future épouse.
Il ne faut pas le comprendre comme cela, mais comme une tradition. De
plus, la femme qui quitte son cercle familial, auquel elle participe
activement par ses divers travaux est perçu, par son entourage, comme
un préjudice. La femme africaine a aussi des devoirs vis à vis de sa
hiérarchie familiale (il n'y a pas de Caisse de Retraite et encore
moins de Sécurité Sociale).
Traditionnellement, cette dot consistait à donner la valeur d'une pièce
de bétail... Mais quand le beau-fils a "la peau blanche",
cette dot peut être excessivement élevée. La dot est estimée par un
conseil de famille, en fonction des besoins de chacun de ses membres...
Comme vous irez en Afrique avant le mariage, ou pour le mariage,
c'est le meilleur moment pour en parler avec votre futur beau-père.
Expliquez lui que la France n'est pas un pays ou l'or coule à
flot, que vous allez vous occuper bien de sa fille et que en fonction
des ressource du ménage, occasionnellement vous aiderez votre belle
famille...Vous pourrez transiger sur une dot plus raisonnable (un
costume, un bien d'équipement,..)
Par chance, le beau-père d'Alain, a souhaité se montrer plus évolué
et a fait cadeau de cette dot. Ses "pères" et "frères"
ne sont pas vraiment de son avis, mais il a fait ce choix.
Alain avait aussi expliqué, à la famille de Sara, que leur projet
de mariage, aurait été difficilement réalisable s'il avait fallu
payer une dot. Par contre, il semblait normal, que Sara, lorsqu'elle
serait en France, aide financièrement l'un ou l'autre, en fonction de
nos moyens. C'est ce que nous faisons.
Il existe aussi des cas ou la femme africaine coupe les ponts avec sa
famille, ne pouvant payer la dot demandée par les siens...
|
|